Enregistrement de la séance avec Sina Badiei: La révolution iranienne de 1979: pourquoi être matérialiste ne suffit plus?

lien vers le fichier audio: https://archive.org/details/consequences-sinabadiei

La révolution iranienne constitue, pour plusieurs raisons, un des épisodes historiques les plus ignorés de l’histoire contemporaine mondiale. Cette attitude peut être expliquée à deux niveaux : sur le plan économique, l’Iran post-revolutionaire peut être considéré comme un échec considérable en ceci que même si après la révolution les inégalités économiques se sont réduites, durant les 25 dernières années elles se sont maintenus à un niveau très élevé. Sur le plan politique, le régime politique établi après la révolution est une théocratie largement autoritaire dont il est difficile de saisir quelque chose d’historiquement significatif pour la lutte émancipatrice de l’humanité.
Il s’agira cependant de montrer que si cette révolution a pour l’instant échoué à faire émerger une politique nouvelle, elle constitue un échec bien plus significatif et important que les échecs de deux autres événements politiques importants du 20éme siècle : là révolution russe et la révolution culturelle chinoise. Cet exposé essayera de montrer que la singularité de cet échec ne peut être saisie que par une analyse du capitalisme non seulement sous le prisme de la critique de la propriété privée, mais aussi sous celui du matérialisme particulier qui le sous-tend.

Enregistrement de la séance avec Eric Fournier: de quoi la Commune est-elle la fin? (12 octobre 2017)

https://archive.org/details/consequences-commune-fournier

 

texte en format word:

Commune.conséquences.texte.

 

citations qui accompagnent le texte en format word:

doc.commune.conséquences.

12 octobre 2017, Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, salle Cavaillès (1er étage, aile sud du bâtiment principal – escalier au bout du couloir à droite en entrant). 19h.

La séance sera l’occasion d’ouvrir un cycle d’étude sur l’histoire et la morphologie des violences révolutionnaires à l’époque contemporaine – cycle qui couvrira une dizaine de séances au cours de l’année, dont chacune prendra appui sur des séquences politiques qui ont renouvelé les formes, usages et stratégies de la violence populaire.

Nous nous intéresserons d’abord aux premiers moments de la formation de la classe ouvrière européenne, les dernières années du XVIIIe siècle et les premières du XIXe siècle, qui donnent lieu à un mouvement de contestation répété et diffus de la part des sujets de l’artisanat dépérissant et des premières victimes de la libéralisation des échanges. Emeutes frumentaires, bris de machines et combats de rue figurent notamment parmi les moyens d’action privilégiés de cette séquence, dont nous proposerons dans un premier temps une synthèse.

La deuxième partie de la séance fera place à une intervention sur la Commune, chant du cygne de ce cycle de luttes, par Eric Fournier, intitulée « De quoi la Commune est-elle la fin ? »

Eric Fournier est maître de conférences à l’université Pars 1, spécialiste de l’histoire culturelle et sociale du XIXe siècle. Il est notamment l’auteur de « La Commune n’est pas morte « . Les usages politiques du passé de 1871 à nos jours (Libertalia, 2013).

Enregistrement de la Séance avec Luisina Bolla: Marxisme et Féminisme en dialogue (26 octobre 2017)

https://archive.org/details/consequences-bolla

Marxisme et Féminismes en Dialogues. Relectures critiques autour de la division sexuelle du travail
Par Luisina Bolla

Depuis l’émergence du marxisme comme projet économique et politique, et corrélativement à sa construction théorique, différentes féministes sont venues interrompre le discours hégemonique qui invisibilisait l’oppression et le travail des femmes. Parmi elles figurent notamment Alexandra Kollontai, Clara Zetkin, et avant que n’apparaisse le courant marxiste, Flora Tristan, qui formulait une critique pionnière de l’idée d’un prolétariat homogène. Depuis la deuxième partie du XX siècle, beaucoup de théoriciennes féministes ont repris – chacune à leur facon – cet héritage critique. L’objectif n’est pas de restituer toute l’histoire de ce champ, ponctué de malentendus et d’alliances, mais de revenir sur quelques unes des fractures fondamentales qui structurent les discussions autour de la possible articulation entre marxisme et féminisme. C’est dans cette perspective que nous analyserons les apports – et éventuelles limites – de féministes matérialistes et marxistes dans leur questionnement critique du marxisme orthodoxe.

Enregistrement de la Séance avec Alain Badiou: La politique à distance de l’Etat (7 juin 2017)

https://archive.org/details/consequences-badiou

Cette séance de Séminaire s’est tenue au Beaux-Arts à Paris le 7 juin 2017. Nous avons invité Alain Badiou pour parler de l’organisation politique à distance de l’Etat. Le texte écrit et modifié a ensuite été publié dans l’ouvrage Je vous sais si nombreux chez Fayard à l’automne 2017, qui réunit deux conférences d’A. Badiou.
Voici l’enregistrement de la séance, avec la discussion, et le texte de présentation ci-dessous.

A notre demande, l’exposé portera sur des problématiques précises qui traversent son oeuvre depuis plusieurs années et dont l’approfondissement nous semble essentiel, y compris pour le devenir de nos luttes et de nos pratiques militantes. Si le paradigme léniniste du parti d’avant-garde est aujourd’hui périmé, comment pouvons-nous penser de nouvelles formes d’organisation, à distance de l’État, tout en maintenant la nécessité stratégique d’un renversement du pouvoir fondamental de la propriété privée ? Si toute politique commence par une soustraction originaire à l’égard de la sphère représentative, quel est le réel de son inscription dans des lieux, des espaces, capables d’activer au présent le dépérissement de l’État ? Et quelles sont alors les modalités de la contrainte (et de la violence) pour autant qu’il s’agit de défendre le lieu ouvert par l’intervention collective, de forcer l’État, de le soumettre aux prescriptions populaires ? Comment passer de l’unité négative, circonstancielle, qui est nécessairement celle des mouvements sociaux à une unité affirmative de longue durée, apte à porter une dynamique révolutionnaire au-delà de la seule temporalité émeutière ? Quelle nouvelle définition de la victoire peut-on donner aujourd’hui, qui ne soit pas soumise à l’attraction fatale du pouvoir institutionnel ? Alain Badiou abordera également de manière critique la tentation, aujourd’hui répandue, d’un abandon pur et simple de la politique, d’une posture de retrait qui aurait pour effet de dissoudre l’action collective organisée dans la simple expérimentation éthique. Il défendra au contraire la perspective d’une nécessaire renaissance de la politique d’émancipation, radicalement hétérogène par rapport au cadre de la gestion parlementaire, et apte à engager une transformation effective et irréversible de la situation d’ensemble.

Autant de questions dont nous espérons que cette séance (ainsi que le moment de discussion ouverte qui l’accompagnera) permettra de dégager quelques éléments de réponse, quelques pistes d’orientation.

Programme Octobre-Novembre 2017

Jeudi 12 octobre : De quoi la Commune est-elle la fin ? avec Eric Fournier

Jeudi 19 octobre : Ciné-club, La Nouvelle Babylone de Grigori Kozintsev et Leonid Trauberg

Jeudi 26 octobre : Le féminisme matérialiste, avec Luisina Bolla

Jeudi 2 novembre : Introduction à la théorie de la valeur de Marx

Jeudi 9 novembre : 1917, retour sur la violence révolutionnaire, avec Eric Aunoble

Jeudi 16 novembre: séance de Ciné-Club

Jeudi 23 novembre: Fred Lyra sur les mouvements au Brésil (à préciser)

Toutes les séances sont prévues à l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm (Paris 5ème), salle Cavaillès, à 19h.

— RENTREE DU SEMINAIRE CONSEQUENCES —

Salut à tou-te-s, le séminaire Conséquences va faire sa rentrée.
Nous prévoyons une première séance le 12 octobre et vous communiquerons bientôt les détails du programme de l’automne.

Nous nous occuperons également dans l’année de mettre en ligne les différentes séances enregistrées l’an dernier.

A très vite.

PROGRAMME JUIN 2017

Jeudi 1er juin – 20H00 – Beaux-Arts

Discussion autour de Maintenant (éditions la fabrique) du Comité Invisible

Mercredi 7 juin – 19H – Beaux-Arts

« Qu’est-ce qu’une politique à distance de l’État ? » avec Alain Badiou

Jeudi 8 juin – 19H30 – École normale supérieure
Discussion autour de la revue Tiqqun
Mercredi 14 Juin – 19H- Beaux-Arts

« Penser l’autonomie à partir du cas zapatiste » avec Jérôme Baschet et Laurent Jeanpierre (discutant)

Mercredi 21 Juin – 19H – Beaux-Arts

Rencontre avec Nathalie Quintane

Alessandro Stella – Années de rêves et de plomb

Alessandro Stella, militant de Potere operaio, l’organisation opéraïste fondée par Oreste Scalzone et Toni Negri en 1969, puis de l’Autonomie ouvrière, et aujourd’hui directeur de recherche au CNRS-EHESS, également auteur de La révolte des Ciompi, présentera son livre « Années de rêves et de plomb : des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980) ».